ARTISANAT DU JAPON

Wamono, un espace dédié à l’excellence des artisans japonais de différents corps de métiers.

Le terme même d’artisanat au Japon est un terme relativement récent. Ce n’est qu’avec l’ouverture du pays dans la seconde moitié du XIXème siècle, après un isolement qui dura plus de 250 ans, que le mot fit son apparition (Takumi en japonais).

Avec l’instauration de l’ère Meiji en 1868, le pays se modernise et épouse les canons esthétiques occidentaux ; on abandonne le Kimono au profit de la robe et du costume, les montreurs de singes sont interdits et le Kabuki est débarrassé de toutes connotations érotiques (Kabuki-ki).

A l’inverse, en Europe, une vague de « Japonisme » déferle sur le vieux continent ; des amateurs s’arrachent toutes les pièces anciennes du pays du soleil levant, y compris des objets usuels. Un croisement culturel s’amorce et qui perdurera jusqu’à nos jours.

Au même moment, de nombreux dignitaires veulent présenter une face moderne du Japon aux occidentaux et vont donc se pencher sur les arts et traditions, notamment sur la production des objets et les pratiques culturelles. Ils vont catégoriser et dépoussiérer les différentes techniques de production pour les distinguer. L’artisanat est certes valorisé mais va conduire à la disparition de nombreuses techniques anciennes. Ce n’est qu’avec les crises économiques successives des années 1980 et 1990 que les japonais vont réinvestir les arts et traditions séculaires et les artisans vont redécouvrir les techniques anciennes, promouvoir leur savoir-faire, aidés par des institutionnels, des mécènes et de grandes entreprises.

De nos jours, l’artisanat est favorisé et de nombreuses écoles, lycées et universités se consacrent à l’apprentissage manuel.

La céramique du Japon

La céramique japonaise est attestée au Japon, dès la période Jomon (12000 ans avant JC), mais ce n’est réellement qu’au XIIIème siècle, avec l’arrivée de potiers chinois et coréens sur l’ile de Kyushu, qu’elle se structure.

Avec le développement de la cérémonie du thé pendant la période de Muromachi (1333-1573), la production de céramiques prend une place de plus en plus importante, chaque région gardant cependant un style particulier.

Les principaux centres de production de la céramique sont Mashiko, Seto, Tokoname, Mino, Kutani, Kiyomizu, Shigaraki, Bizen, Hagi, Imari, Arita et Karatsu. Ces lieux ont conservé leur tradition de produire à la main des pièces uniques ou en petites séries, dont le style, la couleur, la terre, l’émaillage et la cuisson confèrent à chaque centre des caractéristiques identitaires qui permettent de les identifier.

Au sein de la boutique-galerie WAMONO, vous trouverez une sélection de plusieurs centres de production. Les pièces sont choisies directement sur place, dans les ateliers des artisans, parfois élevés au rang de « Trésor National Vivant » et expédiées à Bordeaux avec le plus grand soin. Parcourant régulièrement le Japon, WAMONO enrichi son carnet d’adresses grâce à son réseau et ses nombreux contacts sur place. Toutes les pièces sont fabriquées à la main et cuites dans des fours traditionnels sur place, ce qui permet de garantir le « made in Japan ».

WAMONO est un importateur direct, sans intermédiaire, ce qui permet d’offrir une meilleure accessibilité aux oeuvres. Cela permet aussi une plus grande liberté d’action dans le choix et la diversité des pièces.

Comment choisir sa céramique ?

C’est avant tout une question de goût et de style !
La production de céramiques au Japon est tellement intense que vous risquez le malaise à vouloir tout voir. De toute façon, cette mission serait parfaitement impossible, à moins de demeurer plusieurs mois dans le pays et de le parcourir d’Hokkaido à Okinawa. Car à chaque région son style, sa matière première, ses couleurs, sa cuisson.

Premièrement, évitez les pièces industrielles qui n’ont pas d’âme et ne reflètent pas le wabi-sabi cher aux japonais.

Ensuite, ne vous fiez pas au prix, car il n’est pas lié à la matière première, mais aussi bien à la difficulté d’exécution de la pièce, qu’à l’émotion qu’elle suscite (wabi-sabi) et au mode de cuisson (les plus onéreuses sont cuites au feu de bois, procédé de haute technicité réservé à de grands maîtres).

Enfin, succombez au coup de coeur, à l’émotion que la pièce va susciter en vous, n’hésitez pas à la toucher, la prendre dans les mains (si toutefois vous y êtes autorisé) afin que le feeling passe.

N’oubliez pas que la céramique japonaise est faite pour servir, n’hésitez pas à l’utiliser chez vous. Avec le temps, elle prendra une patine, se craquèlera mais vous serez alors, non seulement en harmonie parfaite (votre WA à vous) mais aussi fidèle au wabi-sabi.

Mei, la signature de l’artisan

Généralement, pour distinguer une pièce industrielle d’une pièce artisanale, il suffit de vérifier si elle comporte la signature de l’artisan (Mei) qui garantit son procédé de fabrication. Cependant, certains ne souhaitent pas signer leurs pièces quand ils appartiennent à un collectif ou une association. Dans ce cas, la forme de la pièce, son irrégularité et ses petites imperfections, sont les signes d’un processus manuel. Là encore, il faut faire référence au wabi-sabi.

Juzu ou Nenju, le bracelet japonais

D’origine bouddhiste, le Juzu (ou Nenju pour les moines) est devenu un bracelet porté communément par beaucoup de japonais et d’asiatiques en général, et s’est éloigné de son caractère religieux et de sa codification originelle (112 perles en référence aux 4 boddhisattvas et aux 108 passions à affronter pour atteindre l’éveil).

Traditionnellement composé de perles de bois (généralement du prunier) ou de perles de pierres et pierres semi-précieuses, il a été simplifié, notamment en ôtant les pompons afin de le rendre plus « profane » et plus pratique à porter quotidiennement.

C’est un porte-bonheur et un porte-chance.

WAMONO s’est associée à une maison traditionnelle japonaise basée à Kyoto et fondée en 1764, pour distribuer leur production de Juzu. Véritable artisan d’art, cette maison fournit les temples bouddhistes du Kansai en rosaires, chapelets et autres matériels religieux depuis 10 générations.

Jizô-san, le porte-bonheur japonais

Jizô-San est un personnage très populaire au Japon. On le trouve dans les jardins des temples, au bord des chemins, en lisière de forêt et plus généralement dans les endroits très passants. C’est un Boddhisatva appelé Jizô Bosatsu qui protège les enfants et les voyageurs, plus généralement les passants.

Dans les temples, la signification renvoie à la notion de temporel versus intemporel, la dualité entre le monde vivant et l’au-delà. Il protège les lieux contre les démons et les mauvais esprits.

La popularité croissante des Jizôs les amènent désormais à prendre place dans les habitations et la signification purement religieuse tant à se diluer avec le concept de « porte-bonheur », de « porte-chance », de « bonne-fortune ». Le terme « San » accolé à Jizô lui confère une marque de respect, de dévotion.

WAMONO travaille en direct avec 2 artisans qui créent ces personnages sur-mesure pour la boutique-galerie.

Urushi, la Laque japonaise

L’urushi est constituée de la sève de l’arbre Rhus Vernicifera qui pousse dans toute l’Asie, et plus spécifiquement en Asie du Sud-Est et en extrême orient. Comme pour le caoutchouc, on incise l’écorce de l’arbre pour que coule la sève. Après filtrage et déshydratation, on ajoute la teinte désirée (au Japon, les principales couleurs sont le rouge, le noir et le vert). Pour travailler la sève correctement, il est nécessaire d’exercer dans une pièce chaude (> 25°) et humide (>70 %) afin qu’elle soit malléable. Au Japon, la laque se travaille donc essentiellement l’été qui offre des conditions naturelles optimales.
Historiquement, l’urushi était utilisée pour protéger ou imperméabiliser les objets en bois ou en métal, mais le coût de fabrication de la matière première étant élevé, l’urushi est devenu une technique réservée aux dignitaires et aux nobles, pour créer des pièces et ustensiles précieux, du mobilier ou de vaisselle d’apparat. Certains objets nécessitant plus de 30 couches de laque.

Cependant, à l’ère Edo (1603 – 1868) l’urushi va devenir de plus en plus populaire et la multiplication des centres de fabrication va rendre la laque plus accessible. On utilise moins de matière première (couches <15), étalées plus finement et sans ajout de matière précieuse, ce qui va faire baisser le prix, sans toutefois sacrifier la qualité, et démocratiser son utilisation dans les ustensiles du quotidien.

Le Maki-e, que vous pouvez admirer chez WAMONO, est une technique de décoration qui vise à appliquer de l’or ou de l’argent, à incruster de la nacre sur l’urushi encore chaude afin de fixer le métal précieux avant les 5 dernières couches. Ces laques ont fait la fortune de leurs fabricants car elles se sont largement exportées en Europe à partir du XVIème siècle.

Shin-Hanga, L’estampe japonaise du XXème et XXIème siècle

Avec l’avènement de la lithographie et de la photographie, l’Ukiyo-e (l’estampe japonaise : image du monde flottant) qui servait à la fois de publicité, de catalogue vestimentaire, de programme, de portrait dédicacé d’acteurs, est tombé en désuétude dès le milieu du XIXème siècle. Vers la fin du XIXème, on s’en servait même pour emballer les aliments !

C’est Shozaburo Watanabe qui relancera l’ukiyo-e dès 1910 par des rééditions selon des techniques de gravure sur bois plus modernes et des concepts graphiques venus d’occident. L’ukiyo-e devient alors soit le Shin-hanga (travail concerté entre l’artiste, le graveur, l’imprimeur et l’éditeur) soit le Sosaku-hanga (l’artiste maitrise toutes les étapes de la fabrication et de la distribution).

WAMONO est actuellement en cours de négociation avec un artiste afin de distribuer ses œuvres dans sa boutique-galerie bordelaise.

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